NOTRE HISTOIRE

Rdsn : Richardson. Une marque née d’un nom de famille, d’une île, et d’une promesse : porter fièrement l’héritage caribéen, sans jamais rogner nos racines.

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UNE INSPIRATION

Émile Richardson

Jamais un instant de repos.

Né à Curaçao, Émile Richardson est la figure principal responsable du lancement de Rdsn. Issu d’une grande famille, il a beaucoup voyagé à travers les îles de la Caraïbe avant de s’installer un temps à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Il y tenait une boutique : une partie épicerie, un bar-buvette au fond, et un petit coin restauration d’une douzaine de places où des clients réguliers venaient manger tous les midis.

C’était quelqu’un qui ne savait pas rester sans rien faire. Chauffeur de camions de bouteilles de gaz, puis livreur de produits primeurs dès quatre heures du matin à travers toute la Normandie. Pour lui, dormir, c’était presque perdre du temps.

Arrivé en France en 1966, il s’installe dans un F4 au Château-Blanc, à Rouen. Il essaie d’abord le métier de chauffeur de bus, un métier où, pour un Caribéen, il fallait sans cesse en faire plus, sous le regard d’une méfiance générale. Au moindre voyageur mécontent, même lorsqu’il n’était pas en tort, il devait retourner au dépôt pour s’expliquer, surveillé de bien plus près que les autres.

Il trouve enfin sa place chez Pernod, au dépôt de Petit-Couronne : ses propres tournées, ses propres clients, toute la côte normande parcourue à son rythme. Il travaillait vite, sans jamais s’arrêter pour manger si cela pouvait lui faire gagner du temps, quelqu’un d’indépendant, jusqu’au bout. Malgré des débuts difficiles, il a toujours incarné la même leçon : garder la tête haute, être fier de soi-même, ne jamais se laisser marcher dessus. Travail, abnégation, élégance, respect : c’est cet héritage que porte aujourd’hui le nom Rdsn.

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SAINT-MARTIN

Une appartenance

L’île qui a tout construit.

Du côté paternel, ma famille vient de Saint-Martin : mon père y est né et y a grandi avec sa fraterie, plus précisément à Quartier d’Orléans. C’est ce qui explique pourquoi j’y allais si souvent, petit, presque tous les étés, où ma tante tenait une école d’été, un peu comme un centre de loisirs. Les débuts n’ont pas été simples : tout le monde parlait anglais, moi je parlais français, j’étais très timide, mis à l’écart, l’intégration compliquée. Mais c’est cette expérience qui m’a défini, et qui m’a donné une appartenance très forte à mon île et à son côté profondément américain.

À l’époque, Saint-Martin était très influencée par les États-Unis : les vêtements, les casquettes, tout était accessible directement de là-bas, il y avait une grosse communauté chinoise qui importait tout ce qui était à la mode. C’est là que j’ai acheté mes premières vestes de baseball, mon premier pantalon Evisu, ma première paire de Jordan. Cette fierté s’est renforcée avec le temps, notamment grâce au sport de haut niveau sous les couleurs du Vélo Club de Grand-Case, qui m’a permis de représenter Saint-Martin.

C’est aussi là que j’ai vu mes premiers gros 4x4, mon grand-père Albert Rousseau avait une Jeep Wrangler, pas franchement commune en France à l’époque, et goûté mon premier johnny cake, mon premier beef patty jamaïcain, les bonbons et boissons qu’on ne trouvait que là-bas : Kool-Aid, Tang, Sunny D, Froot Loops. Mon premier Subway, aussi, avec mon oncle à Cole Bay, alors que l’enseigne n’existait même pas encore en France.

Albert, mon grand-père coté paternel était chauffeur de taxi, et à huit ans, je montais avec lui pour les allers-retours entre Quartier d’Orléans (FQ), mon quartier d’enfance, et Marigot. Il sillonnait toute la partie française, et contre deux dollars, on pouvait même passer côté hollandais, jusqu’à Philipsburg, où de grands centres commerciaux vendaient du vrai comme du faux de marques très connues aux États-Unis mais inconnues en Europe : Ed Hardy, Ecko, Sean John etc. Quand je rentrais en France, j’avais l’impression d’être déphasé avec la société et ce qui s’y faisait.

Ce décalage, mon cousin Christopher venu vivre en France pendant le collège, pour les études et pour faire du vélo, le portait aussi, mais à l’envers. Il est arrivé chez moi avec le style saint-martinois : vêtements très larges, Dickies, t-shirts amples violet, bleu, rouge, bandanas, et bien sûr des Jordan, avec des ceintures multicolores par blocs, jaune, rouge, vert, bleu, des codes qu’on ne verrait apparaître en France que des années plus tard. Il n’était pas en retard, il était en avance.

C’est lui qui nous a fait découvrir la vraie culture saint-martinoise. On avait une grosse veste « Cannabis » que nos parents refusaient qu’on porte, et je m’étais même trouvé un vélo chopper façon Harley-Davidson pour se balader au Coudray-Montceaux avec nos vêtements. Au collège, une fille s’était moquée de son style, avant de finir, plus tard, par lui demander si il pouvait lui ramener une paire de Jordan lors de son prochain voyage à Sxm....

Résistance. Création. Émancipation.

Rdsn

La naissance de Rdsncenter 30%

LA MARQUE

La naissance de Rdsn

Un nom trouvé par la famille, un soleil imposé par évidence.

Le nom Rdsn a été trouvé, il y a longtemps, par mon grand cousin Kevin, lui-même un Richardson. Je me suis toujours dit qu’un jour ce nom résonnerait. J’ai longtemps voulu représenter mes couleurs autrement qu’avec un simple drapeau : ni un t-shirt avec le drapeau imprimé en gros dessus, ni des couleurs coloniales qui ne nous représentent pas, ni une esthétique trop locale : belle, mais difficile à porter dans la vie de tous les jours.

Je cherchais un entre-deux : une pièce que l’on puisse porter au quotidien comme en soirée, qui parle immédiatement à quelqu’un de chez nous sans qu’il faille lui expliquer pourquoi, tout en restant qualitative et haut de gamme.

Le soleil s’est ensuite imposé naturellement : il représente la Caraïbe, là où il brille le plus.

Toute la diaspora Caribéennecenter 30%

Rdsn AUJOURD’HUI

Toute la diaspora Caribéenne

Une ambition qui dépasse une seule île.

Trop souvent, notre culture est réduite à des clichés qui ne nous représentent pas à l’échelle nationale ou internationale, alors qu’elle influence le monde entier. Musicalement, la Caraïbe a donné naissance au zouk, au reggae et au dancehall jamaïcains, à la soca et au bouyon, portés aujourd’hui par des voix comme Bob Marley ou, plus récemment, Bad Bunny, originaire de Porto Rico, en plein cœur de la Caraïbe, et ouvertement inspiré par cette culture. Sur le terrain, la région est tout autant un vivier : la Guadeloupe, terre de champions, a vu naître Teddy Riner, et les Antilles ont donné à la France nombre de ses plus grands footballeurs, de Thierry Henry à bien d’autres.

Et pourtant, nous manquons encore trop souvent d’exposition dans nos propres pays de résidence, rarement reconnus à la hauteur de cette influence.

C’est tout l’enjeu de Rdsn : devenir une marque que l’intégralité de la diaspora caribéenne soit fière de porter, l’étendard d’un prêt-à-porter haut de gamme et local.

Nous avons choisi de commencer par les îles francophones, celles dont nous sommes le plus proches. La suite s’écrira territoire par territoire, avec l’ambition de devenir une marque premium, haut de gamme, portée fièrement par toute la Caraïbe, sans jamais rogner sur nos racines.